Interdire ou contraindre les réseaux sociaux? Bulle propose une troisième voie

Alors que plusieurs pays européens et internationaux avancent vers une interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans, une approche alternative émerge. Bulle, le réseau social européen, propose une solution fondée sur la conception même des plateformes plutôt que sur la restriction d’accès.
Dans un contexte marqué par l’adoption ou la préparation de lois en France, en Turquie, en Espagne, en Grèce ou encore en Norvège, le débat public s’intensifie autour de la protection des mineurs en ligne. L’Australie a instauré une limite d’âge à 16 ans depuis fin 2025, sans impact notable sur la domination des grandes plateformes, selon les premiers bilans. Ces dynamiques traduisent une volonté politique forte, mais sans transformation des mécanismes internes des réseaux sociaux.
Plutôt que d’interdire, concevoir autrement
Bulle introduit une approche différente en agissant directement sur les conditions d’utilisation. La plateforme limite l’exposition aux contenus toxiques et encadre le temps passé. Une limite quotidienne d’une heure trente s’applique par défaut à tous les utilisateurs. Un couvre-feu nocturne bloque automatiquement l’accès durant la nuit.
Le fonctionnement éditorial repose également sur deux principes structurants. D’une part, les algorithmes de recommandation sont publics et consultables, ce qui rend les logiques de diffusion transparentes. D’autre part, une charte de déontologie stricte encadre la publication des contenus, avec des règles explicites visant à limiter la désinformation et les dérives.
Cette logique vise à réduire les effets d’addiction et les risques d’exposition sans exclure les jeunes publics des usages numériques. Elle déplace le débat de l’âge vers la structure même des outils.
Un espace structuré pour l’information et la création
Bulle accueille créateurs, journalistes et médias dans un cadre éditorial défini. Les contenus circulent dans un environnement où les règles de publication, la transparence algorithmique et la responsabilité des auteurs structurent la diffusion.
Ce positionnement répond à une attente croissante de formats numériques à la fois attractifs et compatibles avec des exigences d’information fiable. Il ouvre un espace où production de contenus, diffusion et responsabilité coexistent.
« Les réponses actuelles reposent majoritairement sur l’interdiction ou sur des obligations de vérification de l’âge, mais elles ne transforment pas les logiques profondes des plateformes. Or, ces logiques déterminent la manière dont les contenus circulent et captent l’attention. Sur Bulle, nous avons choisi d’agir à ce niveau en rendant les algorithmes publics, en fixant une limite d’usage par défaut et en appliquant une charte de déontologie stricte pour encadrer la publication. L’objectif consiste à réduire les risques d’addiction et de désinformation tout en conservant des formats attractifs pour les jeunes, les créateurs et les médias. Cette approche vise à construire un environnement où l’information circule dans des conditions plus lisibles et plus responsables », déclare Clément Étoré, fondateur de Bulle.
À PROPOS DE BULLE
Bulle est un média social européen développé par Shabon, startup française fondée par Clément Étoré, ingénieur des Mines spécialisé en Sciences Cognitives et Intelligence Artificielle.



